Calcul Direct
  • Exact

Point de rosée

La condensation n’apparaît pas parce qu’il fait humide, mais parce qu’une surface est plus froide que le point de rosée de l’air qui la touche.

Chargement du calculateur…

Calcul exact. La formule de Magnus est un ajustement empirique, pas une identité. Sur un point de rosée calculé depuis une humidité relative, l’erreur de la formule reste sous 0,35 °C entre −40 et +50 °C — bien moins que celle d’un hygromètre courant.

La formule du point de rosée

γ = (17,62 × T) ÷ (243,12 + T) + ln(HR ÷ 100) · Td = (243,12 × γ) ÷ (17,62 − γ)

T
la température de l’air, en degrés Celsius
HR
l’humidité relative, en pourcentage
Td
le point de rosée, la température à laquelle l’air sature
ln
le logarithme népérien

Ce que le calcul suppose

  • Coefficients de Magnus au-dessus de l’eau liquide, publiés par le National Physical Laboratory : 17,62 et 243,12 °C.
  • Valable de −45 à +60 °C, la plage pour laquelle ces coefficients sont publiés. Au-delà, ils ne sont plus ajustés.
  • Au-dessus de la glace, la pression de vapeur saturante n’est pas la même : en dessous de zéro, ce résultat est un point de rosée sur l’eau surfondue, pas un point de gelée blanche.
  • La pression atmosphérique est supposée normale. En altitude, l’écart reste négligeable pour un usage de bâtiment.

Comment se calcule le point de rosée

Le point de rosée est la température à laquelle l’air, refroidi sans changer de teneur en eau, atteint la saturation. En dessous, la vapeur ne peut plus rester en phase gazeuse : elle condense sur la première surface disponible.

Ce n’est pas le mur qui condense

C’est le contresens le plus répandu. On accuse un matériau, une peinture, un enduit. Or le point de rosée ne dépend que de deux grandeurs, la température de l’air et son humidité relative — jamais du matériau. Un mur ne produit pas de condensation : il est plus froid que le point de rosée de l’air qui le touche, et l’eau s’y dépose. Le même mur, dans un air plus sec, reste parfaitement sain.

Pourquoi ça se voit d’abord dans les angles

Un angle de mur donne sur deux parois extérieures, il perd donc sa chaleur plus vite que le reste. Il est structurellement plus froid de quelques degrés — et c’est presque toujours par là que la condensation, puis les moisissures, commencent. Le vitrage joue le même rôle : c’est la surface la plus froide de la pièce, et c’est le premier endroit où l’on voit de la buée.

Les deux seuls leviers

Face à un problème de condensation, il n’existe que deux actions : réchauffer la surface froide, ce qui relève de l’isolation, ou abaisser l’humidité de l’air, ce qui relève de la ventilation. Le second est plus rapide et coûte moins cher.

Contre-intuitif mais décisif : ventiler en hiver assèche, même s’il pleut dehors. L’air froid extérieur contient très peu d’eau en valeur absolue, et une fois réchauffé à l’intérieur, son humidité relative s’effondre. C’est pourquoi dix minutes de fenêtres grandes ouvertes assainissent une pièce mieux qu’une journée d’entrebâillement.

D’où sort le nombre

Le point de rosée n’est pas mesuré, il est calculé — à partir de la pression de vapeur saturante de l’air, donnée par un ajustement empirique qu’on appelle la formule de Magnus. Ce calculateur emploie les coefficients 17,62 et 243,12 publiés par le National Physical Laboratory, valables de −45 à +60 °C.

Il en existe plusieurs autres, qui ne donnent ni le même nombre ni la même plage de validité : le jeu historique de Magnus-Tetens, par exemple, n’a jamais été publié en dessous de 0 °C et s’en écarte de plus d’un quart de degré à −20 °C. Si c’est cette mécanique qui vous intéresse plutôt que la condensation, la page consacrée à la formule de Magnus compare les jeux de coefficients, leurs plages et leurs incertitudes, et calcule la pression de vapeur saturante et l’humidité absolue.

Dernière nuance, souvent ignorée : en dessous de zéro, la glace et l’eau restée liquide n’ont pas la même pression de vapeur. Le résultat affiché ici est un point de rosée sur l’eau ; sur une surface déjà gelée, c’est un point de gelée blanche qu’il faut calculer, et il diffère de quelques dixièmes de degré.

Calculer le point de rosée dans Excel

Les formules ci-dessous sont écrites pour un Excel en français, dont le séparateur d’arguments est le point-virgule et le séparateur décimal la virgule. Elles fonctionnent aussi dans LibreOffice Calc.

Calculer le point de rosée

En A1 la température en °C, en B1 l’humidité relative en pourcentage.

=243,12*((17,62*A1)/(243,12+A1)+LN(B1/100))/(17,62-((17,62*A1)/(243,12+A1)+LN(B1/100)))

Le piège : LN attend un nombre strictement positif : une humidité saisie à 0 renvoie une erreur, ce qui est correct — un air à 0 % d’humidité n’a pas de point de rosée.

Isoler le terme intermédiaire pour y voir clair

En C1, on pose gamma ; en D1, le résultat.

C1 : =(17,62*A1)/(243,12+A1)+LN(B1/100) puis D1 : =243,12*C1/(17,62-C1)

Le piège : Beaucoup plus lisible que la formule en une ligne, et surtout vérifiable : si C1 est positif alors que l’humidité est inférieure à 100 %, il y a une erreur de saisie.

Signaler un risque de condensation sur une paroi

En E1, la température de la paroi mesurée.

=SI(E1<D1;"CONDENSATION";SI(E1-D1<3;"marge faible";"correct"))

Le piège : Le seuil de 3 °C est un repère de prudence, pas une norme. Il couvre les variations de température au cours d’une nuit.

Questions sur le point de rosée

Qu’est-ce que le point de rosée, simplement ?

La température à laquelle l’air devient saturé en vapeur d’eau. Toute surface plus froide que cette valeur se couvre de condensation. À 20 °C et 65 % d’humidité, le point de rosée est de 13,2 °C : un vitrage à 12 °C ruisselle, un mur à 16 °C reste sec.

Pourquoi la buée se forme-t-elle sur les fenêtres et pas sur les murs ?

Parce que le vitrage est la surface la plus froide de la pièce. La condensation choisit toujours le point le plus froid, ce qui en fait un indicateur utile : de la buée sur les vitres seulement est normal, de la buée sur les murs signale une isolation ou une ventilation insuffisante.

Faut-il ventiler quand il pleut dehors ?

Oui. L’air froid extérieur contient très peu d’eau en quantité absolue, même saturé. Une fois entré et réchauffé, son humidité relative chute fortement. Ventiler dix minutes en grand par temps froid et humide assèche donc réellement une pièce.

Quelle humidité viser dans un logement ?

Le repère courant est de 40 à 60 % d’humidité relative. En dessous, l’air devient inconfortable pour les voies respiratoires ; au-dessus, le point de rosée monte et les surfaces froides commencent à condenser. Ce n’est pas une norme, c’est une plage de confort largement admise.

Le matériau du mur change-t-il le point de rosée ?

Non, jamais. Le point de rosée ne dépend que de la température et de l’humidité de l’air. Le matériau détermine la température de surface de la paroi, donc si elle passe sous ce point — mais il ne déplace pas le point lui-même.

Comment mesurer la température d’une paroi ?

Un thermomètre infrarouge à quelques dizaines d’euros suffit, en visant perpendiculairement à moins d’un mètre. Mesurez les angles de murs donnant sur l’extérieur et le bas des vitrages : ce sont les points les plus froids, donc ceux qui condenseront en premier.

Sources

Calculateurs proches

  • Exact

    Formule de Magnus

    La formule de Magnus relie une température à la pression de vapeur saturante de l’air. C’est la brique de calcul derrière le point de rosée, l’humidité absolue et le pouvoir séchant.

  • Réglementaire

    Chute de tension

    Une ligne longue perd de la tension. Au-delà d’un certain pourcentage, l’appareil au bout ne fonctionne plus correctement — et la limite dépend de ce qu’on alimente.

  • Exact

    Puissance électrique

    Donnez deux des trois grandeurs — puissance, tension, intensité — le calculateur rend la troisième et la compare aux calibres de disjoncteur courants.

  • Exact

    Surface de toiture

    Un toit ne mesure jamais la surface qu’il couvre au sol. Saisissez l’emprise et la pente : voici la surface réellement à couvrir.